Immersion dans la précarité des maisons Malgaches - Julien Helie
          
Immersion dans la précarité des maisons Malgaches
Situation générale des familles a situation précarisée du « Fokontany Fitroafana »

Ce reportage est le résultat d’un mois de travail et d’immersion au sein de l’association DOMINO-Madagascar située à Antananarivo à Madagascar dans un quartier proche de l’aéroport ; le Fokontany Fitroafana.
L’association DOMINO-Madagascar a pour but d’assurer la protection de l’enfant au sein de sa famille, des enfants orphelins et/ou vulnérables, de soutenir les familles en situation précaire. Elle accueille actuellement autour de deux cents enfants issus d’une centaine de foyers, et tous de familles défavorisées.
A travers ces images, l’objectif est de mettre en avant l’environnement dans lequel vivent de nombreuses familles du quartier « Fokontany Fitroafana ».
Par respect pour les familles et par souci d’anonymat, leur intimité ne sera pas entièrement dévoilée ici mais il est important de souligner qu’on retrouve dans ces foyers, de nombreux problèmes conjugaux, des problèmes d’alcoolisme, de nutrition, d’argent, de santé, des soucis sanitaires et vestimentaires.
La majorité des familles sont des familles nombreuses vivant ensemble dans la promiscuité : grands-parents, parents, enfants et petits enfants ; tous vivent et dorment dans des endroits insalubres, la taille de la pièce ne dépasse pas 6m² en moyenne.
Malgré l’existence d’une borne fontaine qui alimente le quartier, la plupart n’y ont pas accès car l’eau potable se paie au seau.
Les parents de ces enfants exercent de petits métiers informels ; les hommes sont maçons, ouvriers, jardiniers ou encore gardiens pour un salaire de 30000 Ar/mois (soit 10€). Les mamans quant à elles effectuent des tâches comme lavandières, femmes de ménages ou gardiennes d’enfants.
Une trentaine de ces femmes sont des mères célibataires luttant seules pour élever leurs enfants. Souvent, les pères de familles quittent le foyer pour d’autres femmes laissant femme et enfants sans aucun soutien financier et manquant ainsi à leurs responsabilités. On compte en moyenne 3 à 4 enfants par foyer dont le niveau de scolarité ne dépasse jamais l’école primaire faute de moyens ; celle-ci étant payante.
Ces enfants sont ainsi livrés à eux-mêmes ou gardés par leurs ainés en attendant d’aller travailler (souvent beaucoup trop jeunes). Ils sont alors envoyés dans les rizières, porteurs d’eau, faiseurs de petits boulots ou gardent les enfants des autres.
Quant aux femmes qui vivent encore avec leurs conjoints, elles sont dans l’ignorance, ne connaissent pas le salaire exact de leur mari et se contentent du peu de contribution que ces derniers leurs offrent.

Ce travail a été possible grâce à l’aide des assistants sociaux de l’école Domino qui m’ont permis de les suivre dans leur travail et leur démarches et de m’intégrer ainsi dans l’intimité des foyers malgaches pour les photographier. Un grand merci à eux.
Un couple vit ici avec leurs deux enfants. La maman travaille dans une usine de textile, elle gagne environ "120 000 AR" ce qui représente à peu près 42€ par mois. Le père élève des cochons et des boeufs. Ils sont propriétaires et cultivent leur riz qui leur permet de nourrir la famille pendant 3 mois.
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Situation générale des familles a situation précarisée du « Fokontany Fitroafana »

Ce reportage est le résultat d’un mois de travail et d’immersion au sein de l’association DOMINO-Madagascar située à Antananarivo à Madagascar dans un quartier proche de l’aéroport ; le Fokontany Fitroafana.
L’association DOMINO-Madagascar a pour but d’assurer la protection de l’enfant au sein de sa famille, des enfants orphelins et/ou vulnérables, de soutenir les familles en situation précaire. Elle accueille actuellement autour de deux cents enfants issus d’une centaine de foyers, et tous de familles défavorisées.
A travers ces images, l’objectif est de mettre en avant l’environnement dans lequel vivent de nombreuses familles du quartier « Fokontany Fitroafana ».
Par respect pour les familles et par souci d’anonymat, leur intimité ne sera pas entièrement dévoilée ici mais il est important de souligner qu’on retrouve dans ces foyers, de nombreux problèmes conjugaux, des problèmes d’alcoolisme, de nutrition, d’argent, de santé, des soucis sanitaires et vestimentaires.
La majorité des familles sont des familles nombreuses vivant ensemble dans la promiscuité : grands-parents, parents, enfants et petits enfants ; tous vivent et dorment dans des endroits insalubres, la taille de la pièce ne dépasse pas 6m² en moyenne.
Malgré l’existence d’une borne fontaine qui alimente le quartier, la plupart n’y ont pas accès car l’eau potable se paie au seau.
Les parents de ces enfants exercent de petits métiers informels ; les hommes sont maçons, ouvriers, jardiniers ou encore gardiens pour un salaire de 30000 Ar/mois (soit 10€). Les mamans quant à elles effectuent des tâches comme lavandières, femmes de ménages ou gardiennes d’enfants.
Une trentaine de ces femmes sont des mères célibataires luttant seules pour élever leurs enfants. Souvent, les pères de familles quittent le foyer pour d’autres femmes laissant femme et enfants sans aucun soutien financier et manquant ainsi à leurs responsabilités. On compte en moyenne 3 à 4 enfants par foyer dont le niveau de scolarité ne dépasse jamais l’école primaire faute de moyens ; celle-ci étant payante.
Ces enfants sont ainsi livrés à eux-mêmes ou gardés par leurs ainés en attendant d’aller travailler (souvent beaucoup trop jeunes). Ils sont alors envoyés dans les rizières, porteurs d’eau, faiseurs de petits boulots ou gardent les enfants des autres.
Quant aux femmes qui vivent encore avec leurs conjoints, elles sont dans l’ignorance, ne connaissent pas le salaire exact de leur mari et se contentent du peu de contribution que ces derniers leurs offrent.

Ce travail a été possible grâce à l’aide des assistants sociaux de l’école Domino qui m’ont permis de les suivre dans leur travail et leur démarches et de m’intégrer ainsi dans l’intimité des foyers malgaches pour les photographier. Un grand merci à eux.
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